Avec le recul, je comprends que tout n’avait pas besoin d’être réparé.
Certaines choses devaient simplement être vues, ressenties… puis laissées derrière.
J’ai longtemps cru que comprendre voulait dire expliquer.
Que guérir voulait dire pardonner.
Et que rester forte voulait dire continuer coûte que coûte.
Aujourd’hui, ma réflexion est différente.
Je comprends que je peux aimer sans me sacrifier.
Être présente sans me perdre.
Donner sans m’épuiser.
Je réalise aussi que toutes les blessures ne viennent pas de la méchanceté.
Certaines naissent de l’inconscience, de la fatigue, des blessures non guéries des autres.
Et ça n’excuse rien — mais ça éclaire.
Cette période m’a appris à faire la paix avec mes limites.
À accepter que ralentir n’est pas reculer.
Et que me choisir est parfois l’acte le plus responsable que je puisse poser.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à être comprise par tout le monde.
Je cherche à être alignée avec moi-même.
Et cette clarté, aussi douce qu’elle soit, vaut tout ce que j’ai traversé.
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