Il m’a fallu du temps avant d’écrire ici.
Pas parce que je n’avais rien à dire, mais parce que j’avais trop vécu pour savoir par où commencer.
J’ai longtemps été celle qui tient debout. Celle qui s’adapte, qui encaisse, qui continue.
La résiliente.
Mais la résilience a un prix.
Et pendant longtemps, j’ai payé sans poser de questions.
Mon corps a parlé quand moi je me taisais.
Ma tête a ralenti quand je refusais de m’arrêter.
Et mon cœur a fini par comprendre que survivre n’est pas vivre.
Écrire ici, ce n’est pas revenir sur le passé pour le raviver.
C’est lui donner un sens.
C’est déposer ce qui pèse, transformer ce qui fait mal,
et reconnaître que certaines décisions, même douloureuses, étaient nécessaires.
J’écris pour moi.
Pour mes enfants.
Et peut-être pour toi, qui lis ces lignes en te demandant si tu es faible de ne plus être capable d’avancer comme avant.
Si tu es ici, sache une chose :
tu n’es pas brisé(e).
Tu es fatigué(e) d’avoir été fort(e) trop longtemps.
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